Des mots, des images, des impressions qui passent, qui se posent là même sur cet écran.
Toujours un peu en retard sur l'actualité, mais impossible de ne pas en parler. Et à mettre en regard avec "La couleur de la guerre", la même horreur, la même absurdité.
A l'époque, un fait divers, quelques images à la télévision, c'était en 2004, dans le Caucase russe, encore une gerre lointaine. Et puis ce livre...
Juste des témoignages, des extraits de témoignages, mis bout à bout. On voudrait ne pas lire, et on ne peut pas ne pas lire. Un extrait de la préface : "La tragédie de Beslan c'est quand des millions d'hommes et de femmes adultes ont regardé pendant plusieurs jours sur tous les écrans de télévision du monde mourir des enfants. Tuer des enfants. Toute une école. Et personne n'est devenu fou... Beslan c'est un degré de plus vers l'enfer. C'est notre monde révélé à des yeux étonnés d'enfants qui ont découvert qui nous sommes en réalité... La charge affective de ce livre, c'est que son sujet n'est pas la mort, mais l'amour."